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3,7, 7,4, 11 ou 22 kW : quelle puissance de borne de recharge choisir ?
Vos trajets, votre voiture, votre tableau et votre abonnement : les quatre repères qui fixent la bonne puissance de borne, sans surdimensionner ni faire sauter le compteur.

L’essentiel en 30 secondes
En bref, ce qu’il faut retenir.
Pour une maison, une borne de recharge de 7,4 kW en monophasé convient à la grande majorité des conducteurs : elle récupère en une à deux heures les kilomètres d’une journée ordinaire et remplit une batterie courante en une nuit. Les puissances de 11 et 22 kW exigent une alimentation triphasée et un véhicule dont le chargeur embarqué les accepte, sans quoi la puissance en plus ne sert à rien. Le bon choix dépend de quatre éléments : les kilomètres parcourus, le chargeur de la voiture, le tableau électrique et l’abonnement. Les bornes rapides, jusqu’à 150 kW, sont réservées aux flottes et aux parkings professionnels. Dans tous les cas, la borne se pose sur un circuit dédié avec sa protection différentielle, après une visite qui vérifie ce que l’installation peut accueillir.
01 · Comprendre
Kilowatts, kilowattheures : ce que mesure la puissance.
Deux unités se croisent dès qu’on parle de voiture électrique, et les confondre mène souvent au mauvais choix. Le kilowattheure (kWh) mesure une quantité d’énergie : c’est la taille du « réservoir », la capacité de la batterie. Le kilowatt (kW) mesure un débit : c’est la vitesse à laquelle la borne remplit ce réservoir.
Le calcul de base est simple : le temps de recharge correspond à peu près à l’énergie à remettre divisée par la puissance de charge. Une batterie de 60 kWh vidée aux trois quarts demande environ 45 kWh. Sur une borne de 7,4 kW, il faut compter un peu plus de six heures ; sur une borne de 11 kW, autour de quatre heures. Dans la réalité, la recharge ralentit en fin de cycle pour préserver la batterie, et une petite part de l’énergie se perd en chaleur : ces chiffres sont des ordres de grandeur, pas des chronomètres.
Retenez surtout ceci : on ne recharge presque jamais une batterie de zéro à cent pour cent. Au quotidien, on remet chaque soir ce qu’on a consommé dans la journée. C’est ce volume-là, et non la capacité totale de la batterie, qui doit guider le choix de la puissance.
Une borne plus puissante n’est donc pas automatiquement une meilleure borne. Si la voiture dort au garage dix heures par nuit, gagner deux heures de recharge ne change rien à votre matin. En revanche, une puissance mal choisie peut obliger à revoir l’abonnement ou le tableau, sans bénéfice concret.
02 · Votre usage
Partir de vos trajets, pas de la fiche technique.
La bonne question n’est pas « quelle est la borne la plus puissante ? » mais « combien de kilomètres dois-je récupérer chaque nuit ? ». Une voiture électrique consomme en moyenne entre 15 et 20 kWh pour 100 km selon le modèle, la vitesse et la saison. Sur les routes du Var, entre autoroute, côtes de l’arrière-pays et climatisation l’été, la fourchette haute est souvent la plus réaliste.
Prenons un trajet domicile-travail de 40 km par jour, aller et retour, par exemple entre Draguignan et la côte. Il consomme entre 6 et 8 kWh. Une borne de 7,4 kW les remet en une heure environ. Même une borne de 3,7 kW s’en acquitte en deux heures. Pour ce profil, une puissance élevée n’apporte strictement rien.
À l’inverse, un artisan ou un commercial qui avale 250 km par jour doit récupérer 40 à 50 kWh chaque nuit. À 7,4 kW, cela représente six à sept heures : c’est encore compatible avec une nuit, mais sans marge. Une borne de 11 kW, si la maison et le véhicule le permettent, offre alors un confort réel.
Pensez aussi aux habitudes du foyer. Deux voitures électriques qui dorment au même endroit, une voiture qui rentre tard et repart tôt, des pointes le week-end avant un long trajet : chaque situation pèse dans le choix. Notez sur une semaine type vos kilomètres et vos heures de stationnement, ce sont les meilleures données à confier à l’électricien.
Moins de 50 km par jour
Une borne de 3,7 à 7,4 kW récupère la journée en une à deux heures.
Entre 50 et 150 km par jour
Le 7,4 kW reste le bon compromis : la recharge tient largement dans la nuit.
Plus de 150 km par jour
Le 11 kW en triphasé apporte de la marge, si le véhicule l’accepte.
Plusieurs véhicules
On raisonne en puissance totale et en partage, avec l’abonnement en ligne de mire.
03 · Le véhicule
Le chargeur de la voiture a le dernier mot.
À la maison, la borne délivre du courant alternatif. Or la batterie stocke du courant continu : la conversion se fait dans la voiture, par un appareil qu’on appelle le chargeur embarqué. C’est lui qui fixe la puissance maximale que le véhicule peut absorber en recharge normale, quelle que soit la borne à laquelle il est branché.
Concrètement, une voiture dont le chargeur embarqué accepte 7,4 kW chargera à 7,4 kW sur une borne de 7,4, de 11 ou de 22 kW. La borne propose, la voiture dispose. Beaucoup de citadines et de modèles compacts se limitent à 7,4 kW sur une seule phase ; de nombreux modèles plus récents acceptent 11 kW en triphasé ; le 22 kW en courant alternatif reste l’exception.
Avant de choisir, ouvrez la fiche technique de votre véhicule, ou de celui que vous comptez acheter, et cherchez la ligne « charge AC » ou « chargeur embarqué ». C’est le plafond au-delà duquel toute puissance supplémentaire de la borne sera inutilisée.
Un conseil tout de même : si un changement de véhicule est prévu dans les années à venir, mentionnez-le lors de la visite. Il est parfois judicieux de prévoir un câble et une protection capables d’accueillir plus tard une puissance supérieure, sans pour autant installer dès aujourd’hui une borne que votre voiture actuelle ne saura pas exploiter.


04 · L’alimentation
Monophasé ou triphasé : la question qui tranche.
La plupart des maisons sont alimentées en monophasé : un seul fil de phase arrive au tableau. Certaines, souvent plus grandes ou équipées d’une pompe à chaleur ou d’un atelier, sont en triphasé, avec trois phases. Ce détail, inscrit sur votre contrat et visible au tableau, décide des puissances accessibles.
En monophasé, la puissance d’une borne domestique plafonne à 7,4 kW, soit 32 ampères sur une phase. C’est la configuration de la grande majorité des installations particulières, et elle couvre confortablement l’usage quotidien.
En triphasé, la borne peut répartir la recharge sur les trois phases et atteindre 11 kW, voire 22 kW. Encore faut-il, on l’a vu, que la voiture accepte la recharge triphasée : certains modèles n’utilisent qu’une seule phase et rechargeront alors au mieux à 7,4 kW, même sur une installation triphasée.
Passer du monophasé au triphasé uniquement pour la borne est rarement pertinent pour un particulier. Les démarches et les modifications du tableau pèsent plus lourd que le gain de temps de recharge, presque toujours absorbé par la durée d’une nuit. Ce choix se discute plutôt lors d’une rénovation globale, quand d’autres équipements puissants entrent en jeu.
05 · L’installation
Le tableau et l’abonnement, les vraies limites.
Une borne de 7,4 kW appelle à elle seule une puissance considérable, comparable à celle d’un four et de plaques de cuisson qui tourneraient ensemble pendant des heures. Si votre abonnement est de 6 ou 9 kVA, ajouter une telle charge à celles de la maison risque de dépasser la puissance souscrite et de faire disjoncter le compteur, souvent au pire moment, un soir d’hiver avec le chauffage en marche.
C’est pourquoi une borne commence toujours au tableau. Chez ADF ELEC, le tableau, l’abonnement et l’usage du véhicule sont étudiés avant toute proposition, pour proposer la bonne puissance sans faire sauter le compteur. Changer d’abonnement n’est pas une fatalité : c’est justement ce que la visite vérifie.
Plusieurs leviers permettent de concilier borne et abonnement modeste. La recharge programmée en heures creuses, la nuit, quand la maison consomme peu. Le réglage de la puissance maximale de la borne, qui peut être bridée en dessous de sa capacité. Et sur certains modèles, la modulation automatique : la borne baisse sa puissance quand le four ou le chauffe-eau démarrent, puis remonte une fois la pointe passée.
Le tableau, lui, doit pouvoir accueillir le nouveau circuit : une place pour le disjoncteur dédié et la protection différentielle adaptée à la recharge. Un tableau ancien ou saturé peut nécessiter une remise en ordre avant la pose. Mieux vaut le savoir avant de choisir sa borne qu’après.

06 · Les puissances
Les quatre paliers de la recharge à domicile.
Les bornes de recharge en courant alternatif se déclinent en quelques puissances types. Chacune correspond à une alimentation et à un profil d’usage. En les mettant face à vos trajets et à votre véhicule, le choix se resserre très vite.
Pour donner un ordre d’idée, une heure de recharge rend environ 20 à 25 km d’autonomie à 3,7 kW, 40 à 50 km à 7,4 kW et 60 à 70 km à 11 kW, selon la consommation de la voiture.
3,7 kW
Le palier d’entrée en monophasé. Il suffit pour une petite batterie ou un usage modéré, avec une recharge qui s’étale sur la nuit.
7,4 kW
Le standard de la maison en monophasé. Il recharge les trajets d’une journée en une à deux heures et une batterie complète en une nuit.
11 kW
Réservé au triphasé. Utile pour les grosses batteries ou les gros rouleurs, à condition que la voiture accepte cette puissance.
22 kW
Le maximum en courant alternatif, en triphasé. Rarement exploité à la maison : peu de véhicules l’acceptent en recharge normale.
Dans la pratique, le 7,4 kW concentre l’essentiel des installations chez les particuliers. Il représente le meilleur équilibre entre vitesse de recharge, exigences sur le tableau et compatibilité avec les véhicules. Le 11 kW se justifie pour une maison déjà en triphasé, avec un véhicule compatible et de longs trajets. Le 22 kW, enfin, trouve davantage sa place sur un parking partagé que dans un garage.

07 · La sécurité
Prise ordinaire ou borne : pourquoi ça compte.
Toutes les voitures électriques sont livrées avec un câble qui se branche sur une prise domestique. La tentation est grande de s’en contenter. Mais une prise ordinaire n’a pas été conçue pour débiter un courant élevé pendant des heures : la recharge y est lente, de l’ordre de 2 kW, et surtout, la prise et ses connexions chauffent.
Sur une installation ancienne, avec un fil un peu juste ou une connexion desserrée, cet échauffement prolongé est un vrai risque. Une rallonge enroulée ou une multiprise ajoutée sur le parcours aggravent encore la situation.
Une borne installée sur son propre circuit, avec la protection différentielle adaptée, règle la question à la source. Elle dialogue avec la voiture avant d’envoyer le courant, coupe en cas de défaut et respecte les règles prévues pour ce type d’usage. Le choix de la puissance vient ensuite : même une borne réglée sur une puissance modeste reste bien plus sûre qu’une prise sollicitée chaque nuit.
01
Circuit dédié
La borne a sa ligne et son disjoncteur, sans partage avec la maison.
02
Différentiel adapté
Une protection pensée pour la recharge, qui coupe en cas de fuite.
03
Garanties
Garantie IRVE sur la borne, décennale sur les travaux.
08 · Les professionnels
La recharge rapide, pour qui ?
Au-delà de 22 kW, on change de monde : la borne délivre directement du courant continu à la batterie, sans passer par le chargeur embarqué.
Les bornes rapides, jusqu’à 150 kW, sont pensées pour les flottes et les parkings. Véhicules de service qui roulent tous les jours et doivent repartir chargés, parking d’entreprise ouvert aux salariés, aux clients et aux visiteurs, usage intensif où plusieurs véhicules se succèdent sur la même borne : c’est là que la puissance fait réellement la différence sur le temps d’immobilisation.
Pour un particulier, une telle borne n’a pas de sens. Elle demande une alimentation sans commune mesure avec celle d’une maison, et la voiture, garée toute la nuit, n’a pas besoin de repartir en vingt minutes. À la maison, une borne murale sur circuit dédié répond le plus souvent au besoin quotidien.
Entre les deux, les copropriétés et les petites entreprises se posent souvent la question de la puissance partagée : plusieurs bornes de 7,4 ou 11 kW sur un même parking, plutôt qu’une seule borne très puissante. Les bornes de très forte puissance se pensent, comme toutes les autres, à partir du tableau et de l’abonnement existants du site.

09 · L’énergie solaire
Recharger avec le soleil, une autre logique.
Avec l’ensoleillement du Var, de plus en plus de propriétaires associent borne de recharge et panneaux photovoltaïques. L’idée est séduisante : faire le plein avec l’électricité produite sur son propre toit. Elle change toutefois la façon de penser la puissance.
Une installation solaire domestique produit quelques kilowatts au meilleur de la journée, et beaucoup moins le matin, le soir ou par temps couvert. Une borne de 11 kW tirerait donc l’essentiel de son énergie du réseau, même en plein midi. À l’inverse, une recharge à puissance modérée, étalée sur les heures ensoleillées, colle bien mieux à la production des panneaux.
Cette logique suppose que la voiture soit garée à la maison en journée : c’est le cas des télétravailleurs, des retraités, ou d’un second véhicule qui roule peu. Pour celui qui part le matin et rentre le soir, la recharge restera surtout nocturne, et le solaire servira d’abord aux autres usages de la maison.
Si un projet solaire est envisagé, parlez-en dès la visite pour la borne : l’ajout de panneaux et d’un onduleur modifie le fonctionnement du tableau, qui doit accueillir les protections correspondantes. Penser les deux ensemble évite de reprendre le tableau deux fois.
10 · Passer à l’action
Comment se passe l’installation.
Le choix de la puissance ne se fait pas sur catalogue : il se valide sur place, devant le tableau, avec votre usage en tête. Voici le déroulé d’une pose.
01
Décrire le besoin
Le véhicule, les kilomètres de la semaine, l’endroit où il dort : garage, allée ou place de parking.
02
La visite
Contrôle du tableau, de l’abonnement et du chemin des câbles jusqu’à la future borne. Devis gratuit ensuite.
03
La pose
Circuit dédié, disjoncteur et protection différentielle adaptés, fixation de la borne au mur ou sur pied.
04
La mise en service
Essai de recharge avec votre véhicule et prise en main des réglages de la borne.
Chez ADF ELEC, la borne est posée au garage ou sur la place de parking, sur un circuit dédié avec le disjoncteur et la protection différentielle adaptés, puis mise en service par un essai de recharge. Les bornes sont couvertes par la garantie IRVE, et les travaux par la garantie décennale. L’intervention se fait à 20 km autour de Draguignan pour les particuliers, et jusqu’à 100 km pour les professionnels.
Pour préparer la visite et installer sa borne à la maison, rassemblez trois choses : la fiche technique de votre véhicule (la ligne « charge AC »), votre dernière facture d’électricité (elle mentionne la puissance souscrite) et une photo de votre tableau. Avec votre estimation de kilomètres par semaine, c’est tout ce qu’il faut pour arriver à la bonne puissance, ni trop faible pour vos besoins, ni trop forte pour votre installation.
Installer une borne de recharge à la maisonVos questions sur la puissance des bornes.
Quelle puissance de borne de recharge choisir pour une maison ?
Pour la grande majorité des foyers, une borne de 7,4 kW en monophasé suffit : elle recharge en une à deux heures les kilomètres d’une journée ordinaire et remplit une batterie courante en une nuit. Le 11 kW ne se justifie qu’en triphasé, avec un véhicule qui l’accepte et un usage intensif. La visite du tableau et de l’abonnement confirme la puissance réellement adaptée.
Une borne plus puissante recharge-t-elle toujours plus vite ?
Non. La vitesse de recharge est limitée par le plus faible maillon : la borne, l’installation électrique et le chargeur embarqué du véhicule. Une voiture dont le chargeur accepte 7,4 kW ne chargera pas plus vite sur une borne de 22 kW.
Faut-il changer d’abonnement électrique pour installer une borne ?
Pas forcément : c’est justement ce que la visite vérifie. Le tableau, l’abonnement et l’usage du véhicule sont étudiés pour proposer la bonne puissance, sans faire sauter le compteur. Une recharge programmée la nuit ou une borne qui module sa puissance évitent souvent d’augmenter l’abonnement.
Peut-on recharger sa voiture électrique sur une prise ordinaire ?
En dépannage, oui, mais ce n’est pas une solution durable. La recharge dure des heures à forte intensité ; la prise et ses connexions chauffent. Une borne installée sur son propre circuit, avec la protection différentielle adaptée, règle la question à la source.
Une borne de 22 kW est-elle utile à la maison ?
Rarement. Elle exige une alimentation triphasée et un véhicule capable d’absorber 22 kW en courant alternatif, ce qui reste peu courant. Pour un usage domestique, la puissance supplémentaire reste le plus souvent inutilisée.
À partir de quand faut-il une borne de recharge rapide ?
Les bornes rapides, jusqu’à 150 kW, s’adressent aux professionnels : flottes de véhicules de service, parkings d’entreprise, usage intensif où plusieurs véhicules se succèdent. ADF ELEC les installe après une étude du tableau et de l’abonnement du site.
Quelles garanties couvrent une borne de recharge ?
Les bornes de recharge sont couvertes par la garantie IRVE, et les travaux par la garantie décennale.
Pour aller plus loin.
Disjoncteur qui saute, installation aux normes, entretien des panneaux solaires : retrouvez tous nos conseils électricité maison.
Un doute sur la bonne puissance ? Parlons-en.
Tableau, abonnement, véhicule : ADF ELEC vient voir votre installation autour de Draguignan et établit un devis gratuit après la visite.